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Référents : Gustavo Marin

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Montant : 100 000 Euros

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Fiche Action - Archive 2006-2007

(2006-2007) Rechercher les conditions politiques de promotion de la gouvernance mondiale

Résumé

En 2004-2005 la fondation a saisi toutes les occasions de promouvoir des propositions d'ensemble sur la gouvernance mondiale. Elle a notamment contribué à convaincre la mouvance « altermondialiste » que c'était un enjeu essentiel. L'Assemblée Générale de l'ONU, en septembre 2005 a néanmoins montré la faiblesse des propositions et des volontés politiques des grands Etats. Les mouvements de la société civile sont loin, de leur côté, de défendre des perspectives cohérentes. D'où la nécessité pour la fondation de rechercher les quelques lieux et thèmes plus stratégiques pour faire progresser cette cause.

Synthèse

Synthèse de l'action

La crise de l'actuel système de gouvernance mondiale dépasse les cadres idéologiques et les modèles d'organisation des sociétés qu'ils soient du Nord ou du Sud, d'Orient ou d'Occident. Nombreux sont les signes qui illustrent que les citoyens se trouvent démunis face à la défaillance du système politique aux niveaux national et international. La recherche du renouveau du politique et d'un système de gouvernance mondiale démocratique, responsable, efficace est un défi historique. Un nouveau contrat social et politique, profondément pluriel et capable de faire converger les diverses expressions de la citoyenneté est une tâche inédite mais indispensable en ce début du 21è siècle.

Après une démarche volontairement diversifiée en 2004-2005 de participation à de multiples espaces de débats où nous avons cherché à confronter nos propositions à celles venant d'autres horizons, de l'université aux forums sociaux, en 2006-2007 nous allons mettre en oeuvre une démarche plus ciblée d'organisation d'un réseau international d'équipes travaillant sur les questions clés de la gouvernance mondiale. Nous avons mis à profit les débats sur la réforme de l'ONU pour faire connaître nos propositions, y compris à New York. Il faut maintenant participer aux différents espaces de débat, universitaires, politiques ou militants pour confronter et approfondir nos propositions. De plus, après l'étape d'inscription locale de la Charte des responsabilités humaines dans différents contextes, le moment est également venu de plaider pour faire de cette Charte un troisième pilier du droit international.



Inscription de l'action dans la stratégie d'ensemble de la FPH

Les travaux réalisés par la fondation sur le renouveau du politique et la refondation de la gouvernance mondiale datent de plusieurs années. Dès le début des années 90 nous avons soutenu les travaux de divers chantiers thématiques sur le rôle des ONG dans les processus de transition, sur la réforme de l'État, sur les processus d'intégration régionale, sur les caractéristiques de nouveaux mouvements sociaux, sur le développement de nouvelles formes d'organisation de la société civile telles que les alliances citoyennes, etc. Nous l'avons fait d'abord avec des partenaires en Amérique latine et en Europe, puis très rapidement nous avons travaillé avec des partenaires en Afrique et en Asie, en particulier en Chine et en Inde. Nous avons élaboré de propositions sur la gouvernance mondiale en lien avec de divers réseaux et milieux socioprofessionnels, depuis les organisations syndicales et politiques jusqu'aux ONG et d'autres organisations de la société civile, en passant par de fonctionnaires des organismes internationaux et des autorités locales. Ces propositions ont été mises en débat par divers chantiers thématiques travaillant sur des questions relatives à la gouvernance de la science, de l'économie, des institutions internationales, des systèmes éducatifs, de l'environnement, etc. C'est cette approche multi-acteurs et multi-thématique qui a donné corps aux principes et propositions sur une gouvernance mondiale légitime, démocratique et efficace, synthétisés dans le cahier de propositions de l'Alliance pour un monde responsable, pluriel et solidaire d'octobre 2001.



Historique de l'action

Depuis 2002, donnant suite aux perspectives ouvertes par l'Assemblée mondiale de citoyens, nous avons organisé et appuyé la réalisation de nombreux colloques, conférences, séminaires et groupes de réflexion sur la gouvernance mondiale. En 2002-2003 nous avons soutenu et participé à l'animation d'un forum électronique international avec près de 300 participants sur la pertinence et la viabilité d'un Parlement mondial. Nous avons présenté notre proposition de faire de la Charte des responsabilités humaines un troisième pilier de la vie internationale auprès du Secrétariat Général des Nations unies à New York. Nous avons mis en débat dans diverses enceintes publiques nos propositions sur la gouvernance mondiale : que ce soit dans le cadre du forum Chine-Europe, de la conférence africaine d'Addis-Abeba, des tables de dialogue et de controverse du Forum social mondial de Porto Alegre, de la conférence du Forum International de Montréal en mai 2005, du séminaire du 23 juin 2005 avec le Groupe d'Athènes et la Chambre de commerce et de l'industrie de Paris, du séminaire sur l'agenda post-néolibéral organisé par IBASE à Rio, etc. Les enjeux de la gouvernance mondiale ont également été abordés au sein de l'IRG qui a lancé une étude sur les visions françaises et américaines de la gouvernance mondiale et au travers des diverses alliances citoyennes que nous avons soutenu (habitants, juristes, militaires, journalistes, cadres, habitants, etc.). Par ailleurs nous avons soutenu l'AITEC, association du réseau IPAM (Initiative pour un autre monde), pour analyser et évaluer les propositions des associations de la société civile sur la gouvernance mondiale. Nous avons également appuyé les travaux de Bridge Initiative autour de la confrontation de propositions des institutions internationales, notamment le FMI et la Banque mondiale, et celles des organisations de la société civile.

Présentation

Le défi de la refondation de la gouvernance mondiale, en cette fin d'année 2005, reste entier. Il est d'autant plus urgent que l'Assemblée générale de septembre 2005 à New York sur la réforme du système des Nations unies n'a pas donné de résultats positifs, pour ne pas dire qu'elle s'est soldée par un échec. Les initiatives que nous avons pu prendre en 2005, et celles de nombreux partenaires sont des signes d'une volonté de poursuivre la réflexion sur la nouvelle architecture de la gouvernance mondiale. La fondation peut jouer un rôle significatif, non seulement pour faciliter les liens entre les diverses initiatives en cours, mais également pour faire progresser la réflexion et les propositions pour une gouvernance légitime, efficace et démocratique. Notre but sera d'identifier les acteurs capables d'apporter non seulement une réflexion innovante sur la gouvernance mondiale, mais également, avancer des propositions viables, socialement et politiquement, pour sortir de l'impasse actuelle.

Nous continuerons à soutenir les travaux du Groupe d'Athènes en vue de la Conférence mondiale prévue à Athènes début 2006 et d'IBASE sur la Conférence au Brésil en avril 2006 intitulée: Brésil puissance ou Brésil solidaire.

Avec eux, et en lien avec de partenaires en Inde, au Japon, au Maroc, en France, aux Etats-unis et au Brésil nous allons travailler à tisser un réseau international de groupes d'intellectuels, acteurs politiques, militants associatifs pour mettre en débat analyses et propositions sur de questions politiques clés de la gouvernance mondiale: réforme des institutions, réorganisation des ensembles régionaux, crise des systèmes de représentation politique, nouvelles formes d'action politique, notamment de jeunes et de femmes, etc.